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Si on sortait ?
Quand j’entends le mot culture

Voici, en vrac, quelques définitions de la culture dans lesquelles s’inscrivent les enjeux que le Centre culturel de Comines-Warneton s’est fixé :
« Une culture qui ne serait pas une insurrection permanente de l’esprit ne serait qu’une industrie de plus. »
Jean-Marie Domenach (Europe, le défi culturel 1990)
"Tout le monde est producteur de culture, celle-ci n’étant rien d’autre qu’un rapport social"
Franck Lepage (De l’éducation populaire à la domestication par la « culture » - Le Monde diplomatique - article complet en cliquant ici)
"La culture ne peut pas être réduite à son seul aspect artistique. La culture est avant tout un ensemble de réponses que la société se façonne pour répondre aux questions qu’elle se pose ou aux défis qui se présentent à elle. Cette culture est donc avant tout ascendante et démocratique. Elle est issue d’un maillage associatif. Son expression est multiple, diverse, et couvre tous les champs de la vie sociale, en ce compris ceux des arts et des lettres."
Extrait du courrier que l’ASTRAC a envoyé aux présidents des quatre partis politiques pour leur rappeler, à l’issue des élections régionales de juin 2009, et dans le contexte de formation gouvernementale, le rôle vital des Centres culturels et pour attirer leur attention sur les principaux enjeux pour l’avenir du secteur culturel.
L’ASTRAC est le Réseau des Centres culturels de la Communauté Wallonie-Bruxelles. Plus information sur l’ASTRAC en cliquant ici.
" La démocratie repose avant tout sur la façon dont les rapports, au sein de la dynamique sociale, ne sont pas perçus comme figés. Le processus démocratique implique des reconfigurations permanentes. Ce mouvement de redistribution garantit une circulation évitant l’instauration de formes d’autorité ou d’appétits de propriété dont l’avènement détruit la démocratie même.
L’apparition de la démocratie instaura un système permettant à chaque citoyen de passer d’être gouverné à gouverner et vice versa. La démocratie, à son origine, proposait une organisation de la vie publique incluant la possibilité d’un basculement.
Cette dynamique, on la retrouve dans la création. Celle-ci a donc évidemment un rôle à jouer dans l’espace collectif : elle incarne la nécessaire possibilité de renversement et d’instabilité critique.
A ce titre, un enjeu de l’action socioculturelle aujourd’hui devrait être de s’autoriser à offrir une place réelle et forte à la création, à la production d’oeuvres et à l’expérience que l’on peut en retenir. A oser faire le choix de l’expérience esthétique en ce qu’elle sème le trouble."
Didier Decoux, Les cahiers de Culture et Démocratie 01 Les arts contemporains, pour qui et pour quoi ? Les arts plastiques en débat -
actes de la rencontre organisée en octobre 2007 à Bruxelles.
Plus d’infos sur l’association Culture et Démocratie en cliquant ici.
Pourquoi je fais du théâtre ?
Pour essayer de faire pousser des
dents aux poules, pour saboter
clandestinement l’indice Nikkei,
parce que je n’avais pas envie de
grandir, parce que je ne savais pas
choisir entre pompiste et pompier,
parce je me sens un cœur à aimer
toute la terre, parce que quand c’est la
pleine lune, je me sens tout drôle, et
puis pour penser souvent, le plus
souvent à tous ceux qui sont terrés sous
terre, pour ne pas oublier que nous
marchons sur des cadavres – mai aussi
sur des œufs – et que je me souviens
qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser
des œufs, parce que c’est un moyen pas
comme un autre de ne pas fossoyer les
utopies, parce que j’aime me regarder
dans les miroirs déformants,
parce que j’aime les étincelles pour
leurs scintillements et leurs fugacités,
et paradoxalement pour qu’elles vivent,
ces lueurs, pour continuer à penser avec
Scott Fitzgerald que les choses sont sans
espoir mais qu’il faudrait être prêt à tout
pour les changer, pour continuer ces
conversations intarissables avec les ombres
et les fantômes des poètes, et que j’aime
bien ce genre de grand écart, pour être à
l’écoute des petites musiques de l’âme,
et sentir surgir de l’abîme les lames de
fond, parce que, paraît-il, l’homme est
un abîme et qu’on a le vertige quand on
se penche dessus, pour être de toutes
les odyssées, de toutes les fugues, de
toutes les échappées belles, de toutes les
sorties de route, et chanter sur le chemin
de l’école buissonnière, parce que j’aime
qu’on secoue mon cœur plein de larmes,
et que, résonnez musettes, parce qu’au
fond je suis une amusette, et que,
petit pot de beurre, quand te petit-pot
de beurreriseras-tu ?
Ramon Menez de la Bada
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